Présentation

Profession de Foi


A peine quelques jours après notre départ du Parti socialiste, nous nous réjouissons du mouvement de soutien qui s'exprime envers notre démarche, aussi bien depuis les rangs socialistes que l'ensemble de la gauche. En à peine 3 jours, nous avons déjà enregistré plus de 3 000 soutiens sur le modeste site www.casuffitcommeca.fr que nous avions ouvert vendredi 7 novembre.


Ces soutiens montrent l'immense énergie disponible dans notre pays pour changer la gauche, affronter la droite et ouvrir une alternative au capitalisme de notre époque. C'est pourquoi nous annonçons la fondation du « Parti de Gauche » avec tous ceux qui partagent ces orientations.


D'ores et déjà Claude Debons, cheville ouvrière des collectifs contre la Constitution européenne participe à notre démarche. Eric Coquerel est également en train de la rejoindre avec ses amis du MARS - Gauche républicaine. Ce n'est qu'un début. D'autres noms seront annoncés dans les jours qui viennent.


Nous voulons que le « Parti de Gauche » soit un parti unitaire à gauche. Nous voulons en faire un trait d'union au service de la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes, sur une ligne claire de refus du Traité de Lisbonne et de construction d'une autre Europe. Dans ce but nous avons d'ores et déjà demandé à rencontrer notamment le PCF et le NPA.


Nous voulons aussi que le « Parti de Gauche » soit un parti gouvernemental capable, avec d'autres, d'entraîner la société au service d'un projet majoritaire pour changer la vie du plus grand nombre dans notre pays. Le « Parti de Gauche » sera enfin un parti résolument républicain, défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l'intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique.


Nous avons dit que nous mettions nos pas dans ceux d'Oskar Lafontaine. Ce dernier sera présent lors du lancement du « Parti de Gauche ». Nous serons heureux de l'accueillir le samedi 29 novembre lors du meeting de lancement du Parti de Gauche en région parisienne.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne

Marc Dolez, député du Nord

Le 12 novembre 2008


Un site internet www.lepartidegauche.fr sera ouvert dans la journée

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Duo pour Gagner

UNE ALLIANCE POUR GAGNER

SANS CUMUL DES MANDATS

Le bilan de la Droite au pouvoir est catastrophique.

La Gauche doit se montrer ENFIN à la hauteur des attentes.

Un autre choix de société est possible et la liberté que nous défendons n’est pas celle de discriminer, d’exploiter, de licencier, de polluer. Police partout-Justice nulle part :ça suffit !

Nous avons tiré les leçons du passé et qualifions de désastreux le tournant d’austérité libérale de 1983.

Nous répondrons aux aspirations puissantes du NON ANTILIBERAL du 29 mai 2005, c’est la seule garantie pour ne pas retrouver à court ou moyen terme  la situation du 21 avril 2002.

Nous répondrons à l’exceptionnelle mobilisation de la jeunesse et du salariat  contre le CPE parce qu’elle porte en elle l’exigence d’une réorganisation radicale de la société.

Le désespoir social et les discriminations minent le monde ouvrier et la vie des banlieues paupérisées et ce n’est pas en nommant quelques médiateurs que l’on résoudra les problèmes de la population.

Nous défendons un urbanisme républicain en rupture avec la logique des ghettos qui induit le communautarisme :pour nous, la question laïque et la question sociale ne se séparent pas.

C’est pourquoi la laïcité, au-delà du domaine scolaire, doit être réaffirmée en tant qu’institution garante de la liberté de conscience, du respect des cultures et de la vie privée, de la protection des droits individuels et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Nous serons aux cotés de celles et ceux qui combattent l’obscurantisme et le retour de « l’ordre moral ».

NOUS NOUS BATTONS POUR LA RUPTURE AVEC LE LIBERALISME ET SERONS AUSSI FIDELES AUX SALARIES QUE LA DROITE L ’EST AU PATRONAT ET AUX ACTIONNAIRES. 

Face aux énormes problèmes que vont poser les bouleversements écologiques dans un proche avenir nous nous prononçons pour la mise en œuvre d’une politique de développement durable :celle-ci doit prendre en compte la qualité de l’environnement et remédier à la misère des populations exploitées.

A l’Assemblée Nationale, nous nous battrons pour l’abrogation de toutes les lois scélérates et nous proposerons des mesures d’urgence sociale : 

-Augmentation substantielle du SMIC et indexation des minima sociaux et conventionnels sur le SMIC.

-Suppression des exonérations de cotisations sociales patronales

-Instauration d’une limite minimale et maximale aux revenus.

 

-Arrêt de la précarité organisée : aucun « contrat d’exception » :le CDI est la règle, respect du Code du travail, des statuts, des conventions collectives ;instauration d’un quota plafond de CDD, d’intérimaires et de stagiaires dans les entreprises. Suppression des contrats précaires dans les fonctions publiques.            -Attribution d’un pré-salaire pour les étudiants.

 

-Droit au logement pour tous, aucune expulsion locative sans solution de relogement.

 

-Abrogation des réformes Fillon sur la retraite et l’école, Douste-Blazy sur la sécurité sociale et Sarkosy sur le CESEDA 

-Retraite à 60 ans dans le public et le privé et étude de conditions spécifiques pour les travaux pénibles.

-Instauration de soins gratuits.

-Définition d’un vrai service public de l’Education Nationale :l’école ne doit être ni un outil au service de la classe dominante, ni un instrument de contrôle social. Nous voulons une véritable instruction publique et laïque pour une école mixte enfin émancipatrice. Les fonds publics doivent être réservés à l’école publique.

-Régularisation des sans-papiers, naturalisation de ceux qui en font la demande.

 

-Abrogation de la loi de décentralisation de Raffarin.

 

Et pour en finir avec la politique de régression sociale et les institutions antidémocratiques de la

5e république, élection rapide d’une ASSEMBLEE CONSTITUANTE  pour une

6e REPUBLIQUE SOCIALE, DONC LAÏQUE, DEMOCRATIQUE, PARLEMENTAIRE. 

 

Le 28 mars 2006, contre les Blair, Merckel, Chirac, Caramanlis, par millions en grève et dans les rues, des européen(ne)s ont dit NON à l’Europe libérale, NON aux mesures réactionnaires que les Etats imposent aux salarié(e)s du public et du privé pour satisfaire aux critères de convergences européens.

Nous ne sommes pas isolés pour défendre l’idée d’une Europe solidaire et sociale.

 

ETRE SOCIALISTE, C’EST MENER UNE POLITIQUE QUI PREND APPUI SUR LES FORCES VIVES ET PROGRESSISTES DU PAYS .

REFORMER LA FRANCE  OUI !  MAIS DANS LE SENS SOCIAL. 

 

DEUX HOMMES, UN MANDAT UNIQUE : 

  DEPUTE DE MEURTHE ET MOSELLE 

Communiqués de Presse

Mardi 11 mars 2008

 

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NANCY le 11 Mars 2008

 
Communiqué de Forces Militantes 54

Suite au premier tour des élections municipales et cantonnales

 
Mesdames, Messieurs, Chers camarades,
 

Forces Militantes, sensibilité du PS animée par M. le Député Marc DOLEZ au plan national, tient à vous faire part de son inquiétude, pour le second tour des élections Municipales et Cantonales en Meurthe et Moselle et à Nancy en particulier.

47,5 % pour la gauche, 40 % pour la droite de Sarkozy au plan National
 

Le vote du 9 mars 2008 est un complet renversement de tendance par rapport aux scrutins de 2007, on en revient à des votes proches de 2004. C’est un retournement électoral puissant qui accompagne un rejet massif du Sarkozysme, de sa politique comme de sa personne. La France est de toujours de gauche, comme tout l’indiquait de 2003 à 2006, avec, hélas, un président UMP de droite !

 
 

« Le Modem fait environ 4,5 % des voix, l’extrême gauche, là où elle se présente, fait entre 2 et 13,5 % des voix… entre les deux il n’y a pas photo ! Nul ne peut comprendre qu’alors que le peuple de gauche fait mouvement à gauche, Ségolène Royal propose de « s’allier partout » systématiquement avec un morceau de la droite ! Du point de vue politique c’est a contrario de ce qu’il faut faire, du point de vue électoral rien ne le justifie : ce n’est pas à nous d’ouvrir, par nos concessions et mollesses, un espace à un pseudo centre qui n’a pas de réalité – sous prétexte de s’allier ensuite avec lui.

 

Nous opposons à cette politique qui a déjà conduit à l’échec de toutes les « troisièmes voies » dans le passé, une politique, la seule porteuse d’avenir, d’unité de toute la gauche ! »

 

En Meurthe et Moselle, et à Nancy en particulier

 
Plusieurs villes ont vu leur sort réglé dès le premier tour : Pont-à-Mousson et Lunévilleoù le Député Lamblin reprend la ville au PS (le maire sortant ne se représentant pas) avec 51,12 % au premier tour.

 

Toul: La porte-parole de l'UMP et candidate à la mairie de Toul (Meurthe-et-Moselle) Nadine Morano a affirmé aujourd'hui avoir été victime d'une tentative de chantage et d'extorsion de fonds de la part d'un autre candidat, placé en garde à vue.
Alain Oger, à la tête de la liste "Toul, ville d'avenir" ayant recueilli 3,14% des voix dimanche,aurait été "pris en flagrant délit par un agent de police", a précisé Mme Morano dans un communiqué, sans que celà soit confirmé par le substitut du procureur. La députée de Meurthe-et-Moselle, troisième au premier tour de l'élection municipale derrière la maire sortante Nicole Feidt (PS) et l'ancien édile de la ville Jacques Gossot (DVD), est en fâcheuse posture pour prendre la ville.

 

• Vandœuvre: Duel, triangulaire, quadrangulaire : tout est encore ouvert dans une ville où la maire sortante (UMP), Françoise Nicolas, tient la tête et où le MoDem veut jouer les arbitres. En fin de matinée, une conférence de presse conjointe avec Françoise Nicolas et Marc Saint - Denis a comme nous le laissions entendre ce matin débouché sur une alliance. A gauche, Stéphane Hablot et Patrice " Manu " Donati n'auraient qu'à bien se tenir.

 

• Nancy: André Rossinot (UMP), président d'honneur du Parti radical, ne paraît pas devoir être inquiété dans son ambition d'un cinquième mandat. Ses 47,18 % de voix (quatre points de plus qu'en 2001) lui assurent un certain confort que ne semblent pas pouvoir troubler ni la socialiste Nicole Creusot, ni la centriste Françoise Hervé.  Après l'échec de négociations avec le PS, Françoise Hervé soutenue par le MoDem a décidé aujourd'hui de représenter dimanche prochain sa liste au second tour des municipales à Nancy. Nicole Creusot qui conduit la liste du Parti Socialiste a obtenu 28,02% des suffrages et celle de Françoise Hervé 14,72% des voix. La tête de liste socialiste a refusé les exigences de sa concurrente. L'alliance des deux listes pouvait inquiéter André Rossinot, UMP, président d'honneur du parti radical qui a un potentiel de 47,18% d'électeurs.
En effet, l'abstention lors du premier tour est record. Un Nancéien sur deux ne s'est pas déplacé. Une triangulaire sera fatale pour les intéressées. La réélection du maire sortant qui se présente pour un cinquième mandat est désormais assurée. 

 
 

André Rossinot en tête à NANCY avec 47,18 %, Nicole Creusot du PS et PCF à 28,02 % et Françoise Hervé distancée avec 14,72 % des voix.

 

La Gauche alternative soutenue par la LCR et le MRC fait près de 8 %.

 
 
 

La situation est grave, en Meurthe et Moselle et ne recoupe pas exactement les résultats Nationaux.

 
Le refus de SARKOZY et de sa politique est évident mais ne suffit pas. Les candidats élus ou pas l’ont-ils compris ? Les absences de programmes étant criantes, et les alliances étant là pour rassurer, parfois en excluant ceux qui sont trop à Gauche ou trop laïque, une valeur essentielle qui semble oubliée au Parti Socialiste.

 

 

Si Jean Pierre Franoux est élu à Malzéville et Jean Paul Monin à Essey, ils le doivent à deux choses :

·        La présence d’une seule liste en face d’eux, dirigeant de fait le vote d’opposition.

·        Le rejet au plan National et local de la politique de Nicolas Sarkozy.

·        A Malzéville, Jean Pierre Franoux, après avoir écarté Forces Militantes 54 et son élu sortant Eric TOLLENAERE, gagne sur une ligne localière sans aucune ambition Politique d’envergure.

 

A NANCY, André Rossinot, a su rassembler au-delà de son camp, alors que Nicole Creusot divise le sien, en écartant d’authentiques Républicains Laïques et Socialistes, tels que Yohan DRIAN, co responsable de Forces Militantes 54.

 

Par ailleurs, André Rossinot conforte sa place avec un score supérieur à 2001, et cela malgré la « grogne Nationale » et les déboires du Tram. Il sera indétrônable pour son dernier mandat. Par ailleurs nous avions déjà signalé : « Une prétention d’union de la Gauche sur cette liste, totalement erronée ; une prétention de rencontres auprès de tous les candidats à la candidature parfaitement mensongère ; une non représentativité des différentes sensibilités du Parti Socialiste… Une réunion pleine de désinformations auprès des militants.

La surreprésentation de salariés du Conseil Général, alors qu’il fut prétendu lors de cette réunion, que cette liste était une liste de rassemblement de citoyens, pose un grave problème de démocratie. » et que cette liste : « Mais cela ne semble pas être la volonté de la Section de Nancy, qui semble reporter le combat à la prochaine échéance des municipales, lorsque M. Rossinot ne se représentera plus à sa propre succession. »

La société civile, représentant 40 % de la liste présentée par Nicole Creusot, loin de présenter une diversité réelle, est responsable d’un vide de contenu politique, justifiant de fait le vide concret sur le programme.

 

Peut-on gagner sans programme et sans contenu Politique ?

 

Forces Militantes a voté contre cette liste, lors du Conseil Fédéral de Meurthe & Moselle ; il est particulièrement étonnant que d’autres sensibilités non représentées sur ta liste, n’aient pas suivi le vote.

 

Forces Militantes 54 appelle au second tour à battre la Droite UMP

 

A NANCY programme contre programme, nous sommes conscients de la difficulté pour les deux challengers de convaincre les électeurs, et nous sommes conscients d’une autre réalité, celle de la réélection probable d’André Rossinot qui rassemble au-delà de son camp.

 

Si le Parti Socialiste ressort grandi de ces élections municipales à venir, ce n’est en aucun sur un fond politique réel, mais sur la sanction de la Politique de Nicolas SARKOZY…

 
 
 

Recevez, Mesdames et Messieurs, chers camarades, nos salutations Républicaines, Laïques et Socialistes les plus sincères.

 

Pour le Bureau de Forces Militantes 54



ERIC TOLLÉNAÈRE

Membre du Délibératif  National de FM   
Co - responsable de FM 54



YOHAN DRIAN   
Membre de l’Exécutif National de FM
Co - responsable de FM 54

 
 
 
 
 

Forces Militantes, la démocratie en mouvement – 57 Rue de Bellain – 59500 DOUAI

 

Forces Militantes 54, C/O Eric  TOLLÉNAÈRE 4, Rue Maurice Barrès - 54220 MALZÉVILLE

Par Eric Tollénaère
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Dimanche 30 mars 2008
Pour une gauche digne de ce nom
 La droite naintien le cap, malgré son échec électoral.
Il est urgent de construire une opposition résolue et une vraie alternative.

Nicolas Sarkozy et son parti viennent d'être lourdement sanctionnés aux élections municipales et cantonales. Celles et ceux qui, voilà moins d'un an, s'étaient laissé abuser par le populisme et les promesses du futur président le désavouent. Sur fond d'inégalités croissantes et d'étalage indécent des privilèges d'une infime minorité, une crise de confiance s'ouvre entre le pays et ses gouvernants. Un clash politique et une confrontation sociale majeure se profilent.

On attendrait d'une gauche digne de ce nom qu'elle se hisse à la hauteur de l'enjeu. Que, forte de cette victoire, elle marque immédiatement sa solidarité avec les mobilisations en cours contre les licenciements et pour les salaires. Qu'elle s'inscrive dès à présent dans les affrontements que vont provoquer les projets du gouvernement. Qu'elle oppose d'autres choix globaux à la politique du pouvoir. Nous en sommes loin.

Les principaux responsables du Parti socialiste exhortent le chef de d'Etat à une simple « correction » de son action. En perspective de leur prochain congrès, ils en appellent à une « modernisation » s'inspirant des projets de MM. Blair ou Prodi, dont les renoncements calamiteux ont pourtant produit les désastres sociaux que l'on sait. Pour ces municipales, emportés par une dérive ininterrompue depuis deux décennies, ils ont surtout songé à se tourner vers le MoDem.

Le verdict des urnes a pourtant démontré, et avec quel éclat, que le choix des classes populaires - non celui des amis de François Bayrou, avec leurs alliances à géométrie variable - était essentiel pour réunir les conditions d'un changement radical. Rue de Solférino, on devrait pourtant se souvenir de l'expérience calamiteuse du printemps 2007: les victoires décisives sur la droite dépendent non de Paccumulation de succès électoraux partiels (comme aux régionales de 2004) ou d'ouvertures réitérées au centre, mais de la capacité à proposer une perspective mobilisatrice.

Là réside l'origine du marasme à gauche. Atant vouloir accompagner le modèle libéral, à refuser d'affronter les orientations économiques et sociales d'un capitalisme synonyme de crises boursières paroxystiques et de dévastations humaines sans limites, le social-libéralisme ne délivre pas de signe d'espoir à celles et ceux qui, comme à l'automne 2007, défendent le droit à la retraite, l'augmentation des salaires, les services publics, les droits des « sans », l'environnement.


Une crise de confiance s'ouvre entre le pays et ses gouvernants

Et c'est, en retour, la vacuité de sonopposition qui autorise M. Sarkozy à ne vouloir tenir aucun compte de la raclée qu'il vient de subir. Incroyable paradoxe ! Bien que de nouveau minoritaire, la droite est résolue comme jamais à détruire une à une les principales conquêtes populaires de ces soixante dernières années, à remettre en question des principes républicains aussi fondamentaux que l'égalité ou la laïcité. Elle entend même rendre sa politique irréversible en quelques mois.

Au moment où la question sociale revient au premier plan, l'attente grandit d'une politique qui y réponde réellement. L'aspiration se fait plus profonde à une gauche qui refuse de considérer le capitalisme comme un horizon indépassable et s'emploie à bouleverser la donne politique. L'espace qu'a révélé l'émergence de Die Linke en Allemagne existe également dans notre pays. Ainsi, aux municipales, dans la plupart des communes où furent présentes des listes défendant des propositions vraiment à gauche et refusant l'accompagnement du libéralisme, elles auront réalisé des percées prometteuses.

Et plus elles auront réuni en leur sein de traditions et de forces diverses, plus leurs poussées auront été significatives... Une tendance dont auront également bénéficié les listes initiées par des municipalités communistes lorsqu'elles devaient faire face aux appétits du PS et de ses alliés. N'est-ce pas le signe que des dizaines de milliers d'hommes et de femmes veulent faire du neuf à gauche, que le rassemblement des énergies transformatrices est gage de crédibilité et de succès ?


Venant d'horizons et de cultures différents, nous voulons plus que jamais contribuer au débat sur la reconstruction d'une gauche du XXI° siècle. Si elle veut échapper à la bipolarisation croissante de l'espace public, celle-ci ne saurait ni consentir à la satellisation par le social-libéralisme, au risque de signer son irréversible impuissance à faire émerger une authentique alternative, ni se résigner à la défense de pétitions de principe, qui ne permettent jamais de changer le cours des choses.

C'est d'une gauche de gauche que nous avons besoin. Qui réponde par l'exigence de justice et l'intérêt général au pouvoir occulte des marchés. Qui donne la,priorité à la satisfaction des besoins populaires et à la redistribution des richesses. Qui porte l'objectif d'un mode de développement respectueux des grands équilibres écologiques et se montre soucieuse de protéger la diversité culturelle. Qui place la souveraineté du peuple au cœur de son projet. Qui affiche l'ambition de s'appuyer sur les mobilisations du plus grand nombre pour donner de nouveau majoritairement le ton à gauche. Qui devienne une véritable force et crée les conditions d'un gouvernement rompant enfin avec les logiques libérales...


Au moment où la question sociale revient au premier plan, l'attente grandit d'une politique qui y réponde réellement

Bien sûr, les choses ne sont pas simples. Le « non » de gauche au traité constitutionnel européen n'a pu se traduire en une candidature commune à la présidentielle. La tendance se fait aujourd'hui forte, au nom des succès électoraux partiels que viennent d'enregistrer les formations de la gauche de transformation, à se réfugier dans le statu quo. Ce serait, à terme, un choix mortifère.

La renaissance d'un espoir ne peut davantage procéder d'une addition de partis que d'un rassemblement autour d'un seul d'entre eux. Militants politiques, acteurs sociaux et culturels, écologistes, féministes, altermondialistes, nous sommes ensemble dans tous les combats sociaux. Nous venons encore de mener en commun la bataille contre le coup de force présidentiel sur le traité de Lisbonne.

Retrouvons-nous donc, du plan local à l'échelon national, sans préalable sur ce que peuvent être par ailleurs les engagements des uns ou des autres. Ouvrons largement nos échanges pour conduire une réflexion commune et pluraliste sur les réponses politiques qu'appelle en urgence la violence des attaques de la droite et du Medef. Portons conjointement ces réponses, dans le débat public comme dans les rendez-vous politiques et sociaux des prochains mois. Et de la sanction, nous passerons à l'alternative...



Eric Coqueret, président du Mouvement pour une alternative républicaine et sociale (MARS) ;

Claude Debons, ancien responsable syndical ;

Marc Dolez, député socialiste, Forces militantes ;

François Labroille, élu régional Ile-de-France, Alternative citoyenne ;

Roger Martelli, historien, PCF ;

Christian Picquet, animateur du courant Unir de la Ligue communiste révolutionnaire.



Article paru dans le journal "Le Monde" du 29 Mars 2008.
Par Eric Tollénaère
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Samedi 8 novembre 2008
Nancy le 8 Novembre 2008

Les militants du Parti Socialiste se sont exprimé jeudi 6 Novembre 2008, lors du vote des motions dans le cadre du Congrès de Reims des 14,15 et 16 Novembre 2008. Le résultat est sans ambiguïté, les adhérents ont reconduit les orientations de la majorité sortante.

Le résultat du vote au parti socialiste est connu. Les trois motions issues de la majorité sortante du Parti arrivent en tête. Elles obtiennent 80% des suffrages.

De plus, la motion de Ségolène Royal l'emporte avec sa proposition d'alliance au centre, qu'elle appelle alliance avec les forces « démocrates ». Ainsi les orientations qui dominent dans le Sociale - Démocratie Européenne l'emportent, alors qu'elles conduisent partout à l'échec.

Elles avalisent l'Europe du traité de Lisbonne, les alliances changeantes, l'abstention face à la droite, et refusent de mettre en cause le capitalisme. Le score respectable de la gauche du parti n'y change rien malheureusement (19 % au niveau National, plus de 15 % au niveau départemental).

Les parlementaires Jean Luc Mélenchon et Marc Dolez ont annoncé leur sortie du Parti Socialiste : Pour eux comme pour nous, ça suffit comme ça !

En Meurthe et Moselle, les amis de Trait d'Union animé par le Sénateur Jean Luc Mélenchon au plan national et les amis de Forces Militantes animées au plan national par le Député Marc Dolez, ont décidé également de quitter le Parti Socialiste.

Nous prenons nos responsabilités. Dans la crise du capitalisme, notre pays a besoin d'une autre voix à gauche. Nous voulons lui être utile. Nous voulons reprendre l'initiative, formuler une alternative, faire reculer et battre Sarkozy. Par fidélité à nos engagements, nous prenons donc notre indépendance d'action. Nous quittons le Parti socialiste. Nous allons porter publiquement notre conception du combat républicain et socialiste, sans concession face à la droite, au capitalisme et leur irresponsabilité destructrice contre la société humaine et l'écosystème. Nous allons la proposer au suffrage universel. Ainsi que nous l'a montré en Allemagne Oskar Lafontaine avec Die Linke, nous décidons d'engager avec tous ceux qui partagent ces orientations la construction d'un nouveau parti de gauche et nous appelons à la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes. Nous savons qu'une énergie immense dans notre peuple est disponible pour le changement. Il faut aller de l'avant.


Sacha Tognolli                                   Eric Tollénaère
Pour Trait d'Union 54                     Pour Forces Militantes 54
06.87.56.70.43                                  06.70.20.02.08

 

Par Eric Tollénaère
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Lundi 10 novembre 2008
Voici les Articles de presse suivant notre démission du PS

Républicain Lorrain 09.11.08



Est Républicain 10.11.08

Par Eric Tollénaère
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