Présentation

Profession de Foi


A peine quelques jours après notre départ du Parti socialiste, nous nous réjouissons du mouvement de soutien qui s'exprime envers notre démarche, aussi bien depuis les rangs socialistes que l'ensemble de la gauche. En à peine 3 jours, nous avons déjà enregistré plus de 3 000 soutiens sur le modeste site www.casuffitcommeca.fr que nous avions ouvert vendredi 7 novembre.


Ces soutiens montrent l'immense énergie disponible dans notre pays pour changer la gauche, affronter la droite et ouvrir une alternative au capitalisme de notre époque. C'est pourquoi nous annonçons la fondation du « Parti de Gauche » avec tous ceux qui partagent ces orientations.


D'ores et déjà Claude Debons, cheville ouvrière des collectifs contre la Constitution européenne participe à notre démarche. Eric Coquerel est également en train de la rejoindre avec ses amis du MARS - Gauche républicaine. Ce n'est qu'un début. D'autres noms seront annoncés dans les jours qui viennent.


Nous voulons que le « Parti de Gauche » soit un parti unitaire à gauche. Nous voulons en faire un trait d'union au service de la constitution d'un front de forces de gauche pour les élections européennes, sur une ligne claire de refus du Traité de Lisbonne et de construction d'une autre Europe. Dans ce but nous avons d'ores et déjà demandé à rencontrer notamment le PCF et le NPA.


Nous voulons aussi que le « Parti de Gauche » soit un parti gouvernemental capable, avec d'autres, d'entraîner la société au service d'un projet majoritaire pour changer la vie du plus grand nombre dans notre pays. Le « Parti de Gauche » sera enfin un parti résolument républicain, défendant sans concession la souveraineté du peuple, la laïcité des institutions et de la société et l'intérêt général contre le productivisme face à la crise écologique.


Nous avons dit que nous mettions nos pas dans ceux d'Oskar Lafontaine. Ce dernier sera présent lors du lancement du « Parti de Gauche ». Nous serons heureux de l'accueillir le samedi 29 novembre lors du meeting de lancement du Parti de Gauche en région parisienne.


Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne

Marc Dolez, député du Nord

Le 12 novembre 2008


Un site internet www.lepartidegauche.fr sera ouvert dans la journée

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Duo pour Gagner

UNE ALLIANCE POUR GAGNER

SANS CUMUL DES MANDATS

Le bilan de la Droite au pouvoir est catastrophique.

La Gauche doit se montrer ENFIN à la hauteur des attentes.

Un autre choix de société est possible et la liberté que nous défendons n’est pas celle de discriminer, d’exploiter, de licencier, de polluer. Police partout-Justice nulle part :ça suffit !

Nous avons tiré les leçons du passé et qualifions de désastreux le tournant d’austérité libérale de 1983.

Nous répondrons aux aspirations puissantes du NON ANTILIBERAL du 29 mai 2005, c’est la seule garantie pour ne pas retrouver à court ou moyen terme  la situation du 21 avril 2002.

Nous répondrons à l’exceptionnelle mobilisation de la jeunesse et du salariat  contre le CPE parce qu’elle porte en elle l’exigence d’une réorganisation radicale de la société.

Le désespoir social et les discriminations minent le monde ouvrier et la vie des banlieues paupérisées et ce n’est pas en nommant quelques médiateurs que l’on résoudra les problèmes de la population.

Nous défendons un urbanisme républicain en rupture avec la logique des ghettos qui induit le communautarisme :pour nous, la question laïque et la question sociale ne se séparent pas.

C’est pourquoi la laïcité, au-delà du domaine scolaire, doit être réaffirmée en tant qu’institution garante de la liberté de conscience, du respect des cultures et de la vie privée, de la protection des droits individuels et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Nous serons aux cotés de celles et ceux qui combattent l’obscurantisme et le retour de « l’ordre moral ».

NOUS NOUS BATTONS POUR LA RUPTURE AVEC LE LIBERALISME ET SERONS AUSSI FIDELES AUX SALARIES QUE LA DROITE L ’EST AU PATRONAT ET AUX ACTIONNAIRES. 

Face aux énormes problèmes que vont poser les bouleversements écologiques dans un proche avenir nous nous prononçons pour la mise en œuvre d’une politique de développement durable :celle-ci doit prendre en compte la qualité de l’environnement et remédier à la misère des populations exploitées.

A l’Assemblée Nationale, nous nous battrons pour l’abrogation de toutes les lois scélérates et nous proposerons des mesures d’urgence sociale : 

-Augmentation substantielle du SMIC et indexation des minima sociaux et conventionnels sur le SMIC.

-Suppression des exonérations de cotisations sociales patronales

-Instauration d’une limite minimale et maximale aux revenus.

 

-Arrêt de la précarité organisée : aucun « contrat d’exception » :le CDI est la règle, respect du Code du travail, des statuts, des conventions collectives ;instauration d’un quota plafond de CDD, d’intérimaires et de stagiaires dans les entreprises. Suppression des contrats précaires dans les fonctions publiques.            -Attribution d’un pré-salaire pour les étudiants.

 

-Droit au logement pour tous, aucune expulsion locative sans solution de relogement.

 

-Abrogation des réformes Fillon sur la retraite et l’école, Douste-Blazy sur la sécurité sociale et Sarkosy sur le CESEDA 

-Retraite à 60 ans dans le public et le privé et étude de conditions spécifiques pour les travaux pénibles.

-Instauration de soins gratuits.

-Définition d’un vrai service public de l’Education Nationale :l’école ne doit être ni un outil au service de la classe dominante, ni un instrument de contrôle social. Nous voulons une véritable instruction publique et laïque pour une école mixte enfin émancipatrice. Les fonds publics doivent être réservés à l’école publique.

-Régularisation des sans-papiers, naturalisation de ceux qui en font la demande.

 

-Abrogation de la loi de décentralisation de Raffarin.

 

Et pour en finir avec la politique de régression sociale et les institutions antidémocratiques de la

5e république, élection rapide d’une ASSEMBLEE CONSTITUANTE  pour une

6e REPUBLIQUE SOCIALE, DONC LAÏQUE, DEMOCRATIQUE, PARLEMENTAIRE. 

 

Le 28 mars 2006, contre les Blair, Merckel, Chirac, Caramanlis, par millions en grève et dans les rues, des européen(ne)s ont dit NON à l’Europe libérale, NON aux mesures réactionnaires que les Etats imposent aux salarié(e)s du public et du privé pour satisfaire aux critères de convergences européens.

Nous ne sommes pas isolés pour défendre l’idée d’une Europe solidaire et sociale.

 

ETRE SOCIALISTE, C’EST MENER UNE POLITIQUE QUI PREND APPUI SUR LES FORCES VIVES ET PROGRESSISTES DU PAYS .

REFORMER LA FRANCE  OUI !  MAIS DANS LE SENS SOCIAL. 

 

DEUX HOMMES, UN MANDAT UNIQUE : 

  DEPUTE DE MEURTHE ET MOSELLE 

Ils ont dit !

Mercredi 17 septembre 2008
Jean-Luc Mélenchon, est fondateur d'une association qui n'est pas "République Sociale", mais "Pour la République Sociale".

Sur bien des points, nous disons la même chose, son propos paru dans le site de Michel Collon nous a semblé pertinent.

A l'heure ou certains se déchirent, d'autres se rapprochent ...





Un pape pour le "choc des civilisations"
Jean-Luc Mélenchon  Envoyer à un(e) ami(e)    Imprimer
 
Nous vivons un mélange des genres entre religion et politique très significatif avec la visite de Benoît XVI.
La débauche ostentatoire des moyens officiels mis à disposition, l'occupation agressive de l'espace public, le harcèlement médiatique télévisuel, tout fait sens. Ici, le moyen, c'est le but.
Le pape et le président ont en commun une stratégie de « reconfessionnalisation » institutionnelle de la société française.
 
13 septembre 2008

Les deux hommes s'inscrivent à ce sujet dans la théorie du choc des civilisations de Samuel Huntington, bréviaire de la diplomatie des Etats-Unis. Ils tirent de la religion la légitimité à agir pour la domination d'un prétendu "Occident". Dans cette perspective, la République laïque fait obstacle. Un changement de cap est nécessaire. Le discours de Latran de Nicolas Sarkozy l'a proclamé sous le nom d'une "laïcité positive".

Cela devrait se traduire par une pseudo "modernisation" de la loi de 1905. Dès lors, juste avant la visite du pape, son Premier ministre, le cardinal Bertone, s'est réjoui : « Certains éléments font espérer une évolution de cette laïcité rigide qui fit de la France de la IIIe République un modèle de comportements antireligieux. »

Qu'est-ce que cette "laïcité positive" ?

Une reformulation par Benoît XVI de la revendication de l'Eglise romaine à être reconnue comme acteur officiel de l'espace public ! Voici le postulat du cardinal Ratzinger : « La foi n'est pas une chose purement privée et subjective. Elle est une grande force spirituelle qui doit toucher et illuminer la vie publique. »

Nicolas Sarkozy l'a officialisé : "J'appelle de mes vœux l'avènement d'une laïcité positive, c'est-à-dire une laïcité (...) qui ne considère pas que les religions sont un danger mais plutôt un atout. "
C'est ce que demandait le pape : "Un Etat sainement laïque devra logiquement reconnaître un espace dans sa législation à cette dimension fondamentale de l'esprit humain. Il s'agit en réalité d'une "laïcité positive" qui garantit à tout citoyen le droit de vivre sa foi religieuse avec une liberté authentique, y compris dans le domaine public. "

Le domaine public, voilà l'enjeu pour le pape : "L'hostilité à toute forme d'importance politique et culturelle accordée à la religion, et à la présence, en particulier, de tout symbole religieux dans les institutions publiques, n'est certainement pas une expression de la laïcité, mais de sa dégénérescence en laïcisme.
Joseph Ratzinger avait prévenu : "Une telle séparation, que je qualifierais de "profanité'' absolue, serait certainement un danger pour la physionomie spirituelle, morale et humaine de l'Europe. "
Car, pour le pape, "l'Europe est un continent culturel et non pas géographique. C'est sa culture qui lui donne une identité commune. Les racines qui ont formé et permis la formation de ce continent sont celles du christianisme. "

La vision est plus large encore. C'est l'Occident qui est en cause. "L'Occident est menacé depuis longtemps par le rejet des questions fondamentales de la raison et ne peut en cela que courir un grand danger", déclare le pape.

Nicolas Sarkozy partage ce credo. Le "premier risque" dans le monde, a-t-il déclaré trois mois après son élection, c'est celui d'une "confrontation entre l'islam et l'Occident". Foin de la réalité étatique de l'ordre international, et tant pis pour cinq millions de musulmans français. Bien sûr, cette thèse ne proclame une identité que pour mieux désigner des adversaires.

L'islam d'abord. Cette lecture d'un Occident menacé par l'islam, Benoît XVI l'a aussi exprimée de manière particulièrement provocante dans son discours de Ratisbonne en 2006. Au prétexte d'une réflexion sur la foi et la raison, le pape utilise un dialogue entre l'empereur byzantin Manuel II Paléologue et un savant perse sur "le christianisme et l'islam, et leur vérité respective". Il citait ainsi l'empereur chrétien : "Montre-moi donc ce que Mohammed (le Prophète) a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras sans doute rien que de mauvais et d'inhumain, par exemple le fait qu'il a prescrit que la foi qu'il prêchait, il fallût la répandre par le glaive. "

Cette référence très douteuse prononcée au lendemain de l'anniversaire des attentats du 11 Septembre est un programme politique. Et une mystification. Elle fait en effet l'impasse sur les siècles de violence impulsée par l'Eglise, des croisades à l'Inquisition en passant par les dragonnades, la chouannerie et la résistance à la loi de 1905.

Face au tollé soulevé par ce discours, Benoît XVI en avait minimisé la portée, prétextant une réflexion anodine.
Pourtant, son secrétaire particulier, l'abbé Gaenswein, en confirmait un an plus tard la portée très politique : "Je tiens le discours de Ratisbonne, tel qu'il a été prononcé, comme prophétique. On ne peut pas éluder les tentatives d'islamisation de l'Occident. Et le danger pour l'identité de l'Europe, qui y est lié, ne doit pas être ignoré. " Tel est l'arrière-plan de la croisade du pape dans la France de Nicolas Sarkozy.

Le pape est bien un chef politique autant qu'un chef religieux. Toute l'Amérique latine progressiste en fait l'expérience amère dans sa lutte pour le droit au divorce ou à l'avortement et par la mise au ban de la théologie de la libération. L'Italie, l'Espagne et la Pologne le paient d'intrusions permanentes dans leurs élections.

La France ne sera pas épargnée si l'hébétude du spectacle clérical éteint la vigilance laïque. La laïcité prétendument positive est une tromperie. Elle rétablirait les privilèges de préconisation publique et de pressions privées de l'Eglise. C'est d'une laïcité étendue à de nouveaux domaines de l'espace public (hôpitaux, services publics, etc.) que la France a besoin.

Plus que jamais : l'Etat chez lui, l'Eglise chez elle !


www.jean-luc-melenchon.fr
Par Eric Tollénaère
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Lundi 14 septembre 2009

Jean-Luc Mélenchon : "Ségolène c'est l'évidence"
envoyé par espoiravecsegolene. - L'actualité du moment en vidéo.

Parfois cela fait du bien de ressortir quelques archives !

Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Karl Zéro sur BFM TV le Vendredi 7 novembre 2008 à 22h10 au lendemain du succès de Ségolène Royal dans le vote des militants socialistes sur les différentes motions en vue du congrès de Reims.

Jean-Luc Mélenchon (qui a rendu sa carte du Parti Socialiste au lendemain du vote) a affirmé qu'au vu des résultats de ce vote, il s'agit d'une "évidence" que Ségolène Royal prenne la tête du parti socialiste.

Ah l'heure où le scandale des tricheries du Congrès de Reims du Parti Socialiste refond surface à quelques mois des Régionales (histoire de décrédibiliser d'avantage le PS), certaines archives vidéos montrent avec évidence que si Royal ne gagnait pas le congrès, ce serai forcément par une tricherie monumentale... alors pourquoi s'en étonner aujourd'hui ? Et surtout quel est le but caché de cette communication sur cet événement que personne n'ignorait vraiment (au sein du PS tout du moins !)
Par Eric Tollénaère
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